Lorsque les concepteurs américains de blindés prirent conscience du caractère dépassé et obsolète du char léger M2, ils comprirent rapidement qu’un nouveau modèle devait être développé.
Le M3 Stuart constitue une évolution directe du M2 : blindage renforcé, suspension améliorée et nouveau système de recul. Il était équipé d’un canon M5 de 37 mm (remplacé par la suite par le modèle M6, légèrement plus long), ainsi que de cinq mitrailleuses Browning montées.
Il s’agit du premier char américain à avoir participé à des combats char contre char durant la Seconde Guerre mondiale. Un peloton de cinq Stuart affronta notamment les chars légers Type 95 Ha-Go du 4e régiment blindé de l’Armée impériale japonaise.
Le Stuart, au profil relativement haut, était apprécié de ses équipages pour sa bonne vitesse. Fiable mécaniquement et offrant une conduite souple, il reçut d’ailleurs le surnom de « Honey ».
En 1942, l’armée britannique décida d’éviter d’engager ses Stuart dans des duels directs contre des chars ennemis, préférant les employer pour des missions de reconnaissance. Plusieurs variantes furent alors développées, dont le Stuart Recce, le Stuart Kangaroo et le Stuart Command. Ces versions peuvent être facilement reproduites à partir du nouveau kit plastique du Stuart : la version Recce voyait sa tourelle retirée pour améliorer vitesse et autonomie, tandis que le Kangaroo était transformé en transport de troupes blindé.
Le M3 démontra également son efficacité dans les environnements de jungle, où l’infanterie japonaise, souvent sous-équipée en armement antichar, devait recourir à des attaques rapprochées. Dans ce contexte, le Stuart constituait une réponse redoutable et ne se révélait guère plus vulnérable qu’un char moyen.
Période de service principale : 1940–1943
Nombre d’exemplaires produits : 5 811
12+. ATTENTION. Ne convient pas aux enfants de moins de 36 mois. Petits éléments. Éléments essentiels pointus.